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mardi, 16 janvier 2018

La prévalence de la dépression serait surestimée

La majorité des études qui font l’objet de publication surestiment la prévalence de la dépression en raison de l’utilisation d’outils de dépistage inadéquats, révèle un article qui paraît aujourd’hui 15 janvier dans le Journal de l’Association médicale canadienne (JAMC). Les auteurs de cet article s’inquiètent des conséquences d’une telle exagération qui induit en erreur les cliniciens et les médecins de famille, qui risquent ainsi de prescrire des traitements antidépresseurs à des patients qui ne sont pas réellement atteints de la maladie.

Chercheur à l’Institut Lady Davis de l’Hôpital général juif et professeur au département de psychiatrie de l’Université McGill, Brett Thombs et ses collègues ont remarqué que, dans la grande majorité des études qu’ils ont examinées, les chercheurs avaient fait appel à des questionnaires de dépistage que les patients remplissaient eux-mêmes pour estimer la prévalence de la dépression. Or, les enquêtes menées à l’aide de ces questionnaires d’auto-évaluation rendent compte d’une prévalence de deux à trois fois plus élevée qu’elle ne l’est en réalité, ou du moins de celle obtenue en procédant à des entretiens diagnostiques approfondis avec un spécialiste en santé mentale.

Lire l’article complet sur le site Le Devoir.