Actualités du Centre de recherche

vendredi, 7 avril 2017

Subvention CRSH : félicitations à Jean Proulx

ProulxFélicitations à Jean Proulx qui a obtenu une subvention du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada de 183 263 $.
Jean Proulx est chercheur au Centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, à l’Institut Philippe-Pinel de Montréal et au Centre international de criminologie comparée (CICC). Il est professeur titulaire à l’École de criminologie de l’Université de Montréal,

 

Titre du projet subventionné : Intimate Partner Sexual Violence: Pathways in the Offending Process

Résumé

Peu d’études ont été réalisées sur la coercition sexuelle, un phénomène qui, bien que lié à la violence physique et au harcèlement, est distinct de la violence conjugale en soi.

L’objectif de ce projet de recherche est donc d’étudier la violence sexuelle chez les couples et sa relation avec d’autres formes de violence conjugale (violence psychologique, violence physique, harcèlement).

Ce projet étudiera les facteurs qui influencent les voies conduisant à l’agression sexuelle. Par exemple: Quels facteurs favorisent l’émergence de comportements sexuels violents en couple ? Quels facteurs influencent la gravité des comportements sexuels violents chez un couple ? Les différentes formes de violence conjugale sont-elles interdépendantes ?

Les chercheurs interrogeront 100 conjoints masculins reconnus coupables de violence sexuelle envers un partenaire intime et 100 conjoints masculins reconnus coupables de violence conjugale. Chacun des 200 conjoints violents participera à une entrevue semi-structurée qui permet de reconstituer les circonstances ayant mené à l’acte. Chacun des participants complètera des instruments psychométriques qui évaluent la personnalité, la relation avec le conjoint et les attitudes d’hostilité.

Les résultats de cette étude mettront en lumière les facteurs et les processus qui favorisent l’émergence de comportements sexuels coercitifs dans des relations intimes.

Ils permettront de développer:

1) des stratégies d’intervention qui réduisent la récidive et

2) un matériel de formation pour les forces de police (les premiers intervenants en cas de violence conjugale).

Globalement, ces mesures, qui mettent l’accent sur des facteurs aggravants, devraient aider à prévenir l’escalade de la violence conjugale.

Stéphane Bastianetto., Ph.D.

Centre de recherche de l’IUSMM